vendredi 4 décembre 2009

« Je suis ni gentille ni méchante : je suis les deux… J’aime manger des frites mais je n’aime pas les racistes ni les légumes. » Jennifer, 4e5, Collège Le Parc

« Je suis une jeune fille de 14 ans nommée Coralie, souvent excitée et un peu maladroite. J’ai de longs ongles que j’adore, je porte de Converses et je suis un peu timide. J’aime la danse, les pâtes, voyager, mes amis, la télévision, l’ordinateur, lire, dormir, l’histoire, mon frère, l’odeur de la salle de bain après une douche, me limer les ongles, entendre mon père se lever deux minutes avant moi… J’aime courir sous la pluie. » Coralie, 3e4, Saint-Exupéry

« Je suis une personne compliquée : je ne suis pas l’homme musclé avec les yeux bleus comme aiment la plupart des filles. » Thomas, 4e5, Collège Le Parc

« Je ne suis pas hypocrite, sans cœur et superficielle. J’aime la vie, la mode et la musique. Je n’aime pas ce qui se passe autour de moi. J’aimerais qu'un jour les gens voient que toute mon agressivité est une couverture. » Keisha, 4e4, Prévert

« Je suis… Je suis une fille qui se cherche : je n’aime pas mon prénom mais j’aime mes noms. J’aime le secteur où j’habite mais je ne me vois pas vivre ici toute ma vie. » Anonyme, 4e5, Collège Le Parc

« Je suis un garçon de bientôt 15 ans. Je suis petit, blond, les yeux bleu-vert (magnifique d’après mes sœurs). J’aime le Fanta, les filles (en général), j’aime traîner avec mes potes, jouer à la XBOX et j’aime aussi le chocolat. Je n’aime pas trop mes potes du collège, Michael Jackson ni le Coca de Quick. » Antoine, 3e4, Saint-Exupéry
« Je suis comme je suis… » Chris, 4e5, Collège Le Parc

« Je suis moi-même : Myriam. Je ne suis pas française, pas blonde, pas intelligente et pas rancunière. J’aime la bouffe, l’argent, mes amies, mon portable, l’ordinateur et la TV. Et tout simplement je n’aime pas les gens qui ne m’aiment pas. » Myriam, 4e4, Prévert

« Quelqu’un. Je suis quelqu’un. Mais quelqu’un parmi 6 milliards d’habitants… Ce n’est pas grand-chose mais au moins c’est déjà ça. J’aime les crevettes cuites, le citron et l’odeur du chlore à la piscine. Je n’aime pas la physique-chimie, les disputes, l’humidité. Je n’aime pas non plus que mon grand-père soit malade et nous dise qu’il va mourir. Je n’aime pas retourner à l’hôpital. Je n’aime pas le bruit des ambulances…» Marine, 3e4, Saint-Exupéry

« Je n’aime pas lire car la plupart du temps je ne comprends rien… » Mélanie, 3e4, Saint-Exupéry

« Je suis Alicia, une fille de treize ans lunatique : j’aime aller en vacances mais je n’aime pas le chemin pour y aller. » Alicia, 4e5, Collège Le Parc

« Je suis Carl, ce qu’on appelle un ado. Je ne suis pas modeste et j’en suis fier. Je m’en fous comment me voient les autres : s’ils ne sont pas contents, rendez-vous à 17h00 sous le pont. J’aime comme je suis. » Carl, 4e4, Prévert
« J’aime voir la pancarte « Portugal – 1 km », mais je n’aime pas les retours en France… » Cindy, 3e4, Saint-Exupéry

« Je suis une fille libre, moche, qui aime profiter de la vie. Je suis généreuse et myope comme une taupe (de loin). Garçon manqué, il ne faut pas trop me chercher parce que ça peut me blesser. Je suis sensible, rêveuse. Je croque la vie à pleines dents. J’aime les beaux garçons, les séries télé, les chats, les Tokyo Hôtel, le style « emo » et pleins d’autres choses… Je n’aime pas les gens méchants, égoïstes, et je n’aime pas non plus les colonies de vacances. Je suis bien comme je suis !!! » Lorédana, 4e5, Collège Le Parc

« Je suis Mohamed, j’ai 13 ans, j’aime le foot, la PS, la télé, la guitare mais je n’aime pas ma sœur ni Cristiano Ronaldo car il en fait trop, contrairement à Messi qui est le modèle en tout genre du joueur idéal. » Mohamed, 4e4, Prévert

« Je suis un garçon… J’aime les filles, la rue et faire des graffitis. Je n’aime pas les contrôleurs dans les bus ni dans les trains. Et puis je n’aime pas le rock. » Anonyme, 4e5, Collège Le Parc

« Comme toutes les filles je fais attention à mon style. Je suis assez sensible. Je déteste me lever à 7h00 du mat pour voir la tête des gens que je n’aime pas. » Alexandra, 4e4, Prévert

« Je suis un garçon de type masculin né en France. Je suis un bélier et comme la plupart, je suis très peu sociable et timide. Je crois beaucoup aux astres. J’aime trouver le rythme que j’aime le plus dans la musique. Je n’aime pas dire bonjour. Je m’en fous de comment les gens me voient : je n’ai pas d’image à donner de moi. » Moïse, 3°4, Saint-Exupéry

« J’aime l’été, la plage, les vacances, la télé et l’ordinateur. Je n’aime pas écrire. » Manon, 4e5, Collège Le Parc

« Je suis moi. Je ne suis pas toi… » Steven, 3e4, Saint-Exupéry

« Je suis une fille de presque 13 ans, un peu timide. Je n’aime pas les souris, les araignées, enfin les trucs comme ça. Et puis je déteste galérer chez moi, avoir des mauvaise notes et me faire engueuler par mes parents. » Amel, 4e4, Prévert

« Je m’appelle Shirley : je suis de taille moyennement petite – je dis cela pour ne pas dire que je suis petite. Je suis portugaise et toujours en retard aux rendez-vous. Je n’aime pas les chiffres, les lettres, les formes. Je n’aime pas la pluie et le vent, mais j’aime écouter le son que font les talons lorsque l’on marche par terre. » Shirley, 3e4, Saint-Exupéry

« Je suis un mec de treize ans. J’aime des choses comme les frites, mon t-shirt d’Algérie, le rap et en particulier Mister You car je suis d’accord avec ce qu’il dit. Par contre je n’aime pas la chorba, la campagne, le rock et les mardis parce qu’il y a les matières que je n’aime pas. » Azzedine, 4e5, Collège Le Parc

« Je suis un gitan qui n’est pas un français. J’aime les jeux vidéos, dormir, rester chez moi, écouter la musique. Je n’aime pas aller au collège et je n’aime pas les flics. J’aime aussi le cinéma, manger dans les McDonald’s et rire. » Roberto, 4e5, Collège Le Parc

« J’aime les vendredis soir lorsque je rentre chez mon père ou chez ma mère – ça dépend de la semaine. Par contre, je n’aime pas le jeudi, avoir des mauvaises notes, les files d’attente à Disney et avoir des points noirs. » Laura, 3e4, Saint-Exupéry

« Je suis quelqu’un : une personne comme les autres. » 4e5, Collège Le Parc

« Je suis moi : un humain comme tout le monde. J’aime Stars Wars, le foot, la technologie, les cornichons et la France. Je n’aime pas avoir les dents cassées ni porter des lunettes. » Dineshan, 3e4, Saint-Exupéry

vendredi 27 novembre 2009

QUATRIEME SEANCE : LA CATHEDRALE DE ROUEN VUE PAR MONET

On commence la séance d'aujourd'hui avec Monet et ses multiplicités de cathédrales : à quel point le changement de lumière modifie la forme et l'apparence des choses. On fera pareil avec nos textes...

DEPUIS LE RER E

Je leur montre comment depuis la fenêtre du RER qui m'emmène à Saint-Exupéry, j'ai photographié la Marne un jour de soleil puis un jour de pluie. Comme Monet, moi aussi j'ai réussi à saisir les changements dus à la lumière, mais à la place d'un pinceau, j'avais un Lumix 10 Mega Pixel... On fait la même expérience avec nos textes : raconter ce qu'on voit d'une même fenêtre le jour et la nuit, sous le soleil et sous la pluie. Monet avait raison : on ne voit pas la même chose...
« Devant ta fenêtre tu vois la nuit tomber. Les nuages deviennent de plus en plus gris, et en regardant ces nuages tu vois la tristesse sombrer en eux »
Marie-Claire, 4e4, Prévert
« Tu es en train de regarder : regarder quoi ?
L’herbe toute noire, qu’on aurait dit, reflète la lumière en obscurité.
Les couleurs noircissent à vue d’œil, comme si la joie que donne les couleurs disparaissait.
La pluie donne à l’air un air plus triste. »
Dineshan, 3e4, Saint-Exupéry
« Par la fenêtre de ma chambre la nuit tombe peu à peu. Le paysage s’assombrit. Les feuilles volent, les nuages passent dans le ciel changeant de couleurs, blanc, rose pâle, bleu foncé. Les couleurs se dégradent à chaque heure de la nuit. Les nuages, les oiseaux ont disparu au fil de la nuit. Il n’y a que le vent qui souffle et les voitures qui passent. »
Margot, 4e5, Collège Le Parc
« De cette fenêtre, tu vois une pluie qui rend la nuit triste. Tu vois qu’il n’y a plus personne dehors. Tu vois les feuilles des arbres qui tombent car elles s’alourdissent avec les poids de la pluie. »
Moïse, 3e4, Saint-Exupéry
« Par la fenêtre de l’esthéticienne, tu vois les lumières du coiffeur d’en face s’allumer. Tu observes les passants qu’ils s’agitent, courent car la pluie est très violente. Tu vois l’arrêt de bus s’éclairer, laissant de la place sous son toit pour abriter les passants. Tu remarques que l’agence immobilière ferme ses portes et éteint ses lumières. Tu t’étonnes de voir que le Monoprix d’à coté ferme ses portes. Tu vois que la librairie vend ses derniers journaux. Tu aperçois que les gens avec leurs chiens s’empressent de rentrer chez eux. »
Laura, 3e4, Saint-Exupéry
« A la nuit tombée, de ta fenêtre tu vois le lustre scintillant, la lumière vivante illuminant l’obscurité ténébreuse du voisinage. La forme incompréhensible des paraboles. Quand il pleut, tu vois ce que devient un paysage métamorphosé en mélancolie dû à un ciel en tristesse, mouillé et trempé. Sur ton balcon, les plantes dégouttent sur la vitre, le ciel noirci par les nuages… En voyant ton reflet ou toi-même, on croirait voir un fantôme ou le Döppelganger. »
Thierry, 4e4, Prévert
« Tu ne vois plus le soleil depuis quelques heures, plus la couleur bleue de la mer, mais une mer sombre, magnifique. Tu ne vois plus personne, tous les restaurants sont fermés, tous les jeunes d’hier sont chez eux. Tu te sens étrangement seule et sans défense face à cette tempête. Mais heureusement que quand tu te concentres sur la mer, tu vois une ou deux silhouettes, ce sont les surfeurs professionnels qui attrapent de très belles vagues. Ton sentiment de solitude disparaît peu à peu. »
Sarah, 3e4, Saint-Exupéry
« De la fenêtre tu vois la lune et ton reflet. Tu vois des gens sur leur balcon, fumant leurs cigarettes et la Butte Verte, sombre et terrifiante. La pluie continue à tomber avec l’orage et un chien crie de peur sur un balcon voisin. »
Florian, 4e4, Prévert
« Tu vois, le ciel est toujours là. Il est vide, grand, noir, triste et froid, comme absent. Dans ton jardin la lumière est partie, tu ne vois pas grand chose. Tu vois des ombres, grandes, monstrueuses. Le vent souffle dans les arbres, une feuille vient frapper à ta fenêtre. Ne la laisse pas rentrer ! Le ciel est en colère. Tu as peur. Très peur. Tu cherches quelque chose ou quelqu’un que tu connais. La nuit, c’est la mort que tu vois. »
Marine, 3e4, Saint-Exupéry

jeudi 19 novembre 2009

TROSIEME SEANCE : TISSER DES LIENS

Une idée pour faire connaître notre atelier dans le collège : chacun des participants adresse un texte de Georges Perec (extrait d’Espèce d’Espace) à un professeur ou une personne qui travaille dans le collège. Dans quelques heures, tout ce monde recevra ce texte en main propre, avec mission de le retourner après lui avoir trouvé un titre. On passe un bon moment à tirer au sort les destinataires, plier les feuilles en trois, les glisser dans les enveloppes… Plaisir de tirer la languette pour refermer l’enveloppe : c’est un geste de plus en plus rare, certain le font pour la première fois. Ils sont contents et me demandent de prendre une photo. Ils veulent figer cet instant. Est-ce qu’ils ont une idée du pourquoi de tout cela ? Miguel répond « ce travail c’est pour pouvoir créer des liens ». Il a tout compris…

TEXTE DE PEREC

Et voici le texte envoyé à tous les professeurs et tout le personnel du collège, avec ce petit message:

Notre classe participe à un atelier d’écriture.
Merci de lire ce texte puis :
1. de lui trouver un titre (à écrire sur la feuille),
2. d’entourer 3 mots qui vous plaisent,
3. de nous faire parvenir ce courrier dans la semaine

DEUXIEME SEANCE : HOPPER ET LES FENETRES

Après avoir vu et commenté quelques peintures de Hopper qui semblent les éblouir, on se lance dans l’écriture à partir de l’idée de la fenêtre. Comme Hopper, on invente des fenêtres, on les imagine, on les crée... Que voit-on ? Que se passe-t-il derrière ? Les élèves écrivent des textes sidérants. C’est à mon tour d’être ébloui par leurs fenêtres.

DEPUIS MA FENETRE...

« Quand je me mets devant cette fenêtre je vois des voitures, des arbres, des maisons, des vieux, des lampadaires, des personnes, je vois des agressions et des pigeons. »
Ludovic, 4e4, Prévert

DEPUIS LA FENETRE DE MA CUISINE...

« Par la fenêtre de ma cuisine je vois des arbres qui dansent avec leurs feuillage au fil du vent. Puis de l’autre coté je vois des vieux, des jeunes, qui font des travaux dans la maison d’en face… Dans la maison d’en face, il y un couple de vieux mariés qui n’aiment pas trop sortir et avoir des contacts humains, à vrai dire ils sont bizarres. Je vois en fin de compte un paysage qui ne change pas, avec des oiseaux qui s’amusent à voler avec leurs ailes fines… Chez nous il n’y a que moi qui regarde par la fenêtre, et qui pense… C’est tout... »
Inés, 4e5, Collège Le Parc

DEPUIS MA FENETRE...

« Je vois :
Un gymnase cramé
Le collège Jacques Prévert
Des véhicules
Les éboueurs
Des dames qui ramènent leurs enfants à l’école
Le parking
Une dame qui fouille dans la poubelle
Et a travers tout ça je vois le ciel »
Myriam, 4e4, Prévert

DE LA FENÊTRE

« De la fenêtre j’observe mes voisins. Il y a des maisons blanches, plutôt grises et foncées. Il y a des filles qui passent, des belles, des moches, des policiers aussi. Ils font une descente chez mes voisins. Ils font des plantations. Mes parents sont à la piscine de chez moi. Je suis puni et je regarde les avions passer au dessus de chez mes voisins. »
Thomas, 4e5, Collège Le Parc

DEPUIS MA FENETRE...

« Je vois le concessionnaire automobile ouvert, l’agence immobilière, le bar qui a brulé, je vois des bâtiments, mais aussi des champs, le 320 qui est rempli, le 120 qui est vide, les lampadaires, les avions, de la verdure, des voitures, des passants, le soleil. »
Loïc, 4e4, Prévert

DE LA FENÊTRE DE MA VOITURE

« De la fenêtre de ma voiture, je vois des arbres courir à une grande vitesse, avec leurs feuilles dansant dans le vent. Je vois des voitures avec des gens riant, pleurant, sérieux ou regardant devant eux le paysage qui passe. Je vois la route avec ses lignes disparaissant peu à peu. Je vois un ciel qui bouge avec des nuages gracieux. Je vois des panneaux grandir au-dessus de ma tête. Je vois le vent passer dans mes cheveux bougeant dans tous les sens. Je vois de grandes et belles maisons, des immeubles s’éloigner et s’avancer vers moi, je vois le monde devant moi… »
Lorédana, 4e5, Collège Le Parc

DEPUIS LA FENETRE DE MON SALON...

« Je vois mon voisin qui promène son chien.
Je vois ma voisine qui revient du supermarché.
Je vois la gardienne qui va de bâtiment en bâtiment pour les nettoyer.
Je vois un ami à moi qui sort ses poubelles.
Je vois les arbres qui bougent avec l’effet du vent et les feuilles qui tombent.
Je vois le soleil qui commence à éclairer mon quartier. »
Marcelin, 3e4, Saint-Exupéry

dimanche 15 novembre 2009

PREMIERE SEANCE : POUR MOI ECRIRE C'EST...

« Pour moi écrire c’est m’armer d’un stylo. » Chris, 4e5, Collège Le Parc

« Pour moi écrire c’est figer le temps pour écrire ce que l’on ressent. » Marine, 3e4, Saint-Exupéry

« Pour moi écrire c’est vouloir émerveiller un lecteur. » Jennifer, 4e5, Collège Le Parc

« Pour moi écrire c’est s’évader, exprimer et sortir tout ce qu’on a dans la tête : sa vie, ses sentiments, ses aventures et mésaventures, ses amours, ses passions, ses chagrins… » Lorédana, 4e5, Collège Le Parc

« Pour moi écrire c’est sceller sur du papier blanc tout ce qui me passe dans la tête… C’est dire tout ce qu’il y a dans son esprit… C’est aussi masquer ce que l’on pense… » Marylin, 4e4, Prévert

« Pour moi écrire c’est primordial… La vie n’a pas de sens sans écriture… Nous sommes de l’écriture. » Antoine, 3e4, Saint-Exupéry

« Pour moi écrire c’est pouvoir décrire le visage de quelqu’un… » Sherleen, 4e5, Collège Le Parc

« Pour moi écrire c’est parler d’une pensée. » Lizandro, 4e4, Prévert

« Pour moi écrire c’est un refuge où il n’y a aucune règle… » Keisha, 4e4, Prévert

« Pour moi écrire c’est raconter ou créer une histoire qui doit être écrite avec des mots que tout le monde comprend : la lecture doit être aussi facile que boire de l’eau. » Laura, 3e4, Saint-Exupéry

« Pour moi écrire c’est dire ce que je pense ou ce que je veux dévoiler. » Michel, 4e4, Prévert

« Pour moi écrire c’est la liberté d’expression, c’est comme une plume emporté par le vent ou des éclats de feux d’artifice… C’est courir dans un autre monde. » Dylan, 4e4, Prévert

« Pour moi écrire c’est conjuguer des verbes à l’infinitif… » Clarisse, 4e5, Collège Le Parc

« Pour moi écrire c’est exprimer sa colère. » Léa, 4e4, Prévert

« Pour moi écrire c’est s’exprimer sur du papier, vous savez, ce papier qui vient des arbres…» Audrey, 3e4, Saint-Exupéry
« Pour moi écrire c’est d’abord un combat… C’est oser affronter une idée qui se présente, oser la coucher sur le papier, avoir le courage de la voir rester là… Ecrire ce doit être se sentir libre. » Annabelle, 4e4, Prévert

POUR MOI ECRIRE C'EST...


« Pour moi écrire c’est partager des mots… Ecrire c’est aussi parler à retardement. Une façon de parler indirecte qui peut cacher des idées qui doivent être analysées. » Moïse, 3e4, Saint-Exupéry

« Pour moi écrire c’est faire des ratures et avoir mal au poignet… C’est aussi voyager dans un autre univers… » Loïc, 4e4, Prévert

« Pour moi écrire c’est avoir de l’inspiration avec son stylo… » Marcelin, 3e4, Saint-Exupéry

« Pour moi écrire c’est dire ce que je pense (d’écrire mes pensées). » Florian, 4e4, Prévert

« Pour moi écrire c’est aussi lire… » Thomas, 3e4, Saint-Exupéry

« Pour moi écrire c’est dire ce que l’on pense librement même s’il n’y a pas de sens » Prashanti, 4e4, Prévert

« Pour moi écrire c’est libérer son imagination comme avec une clef. » Dineshan, 3e4, Saint-Exupéry

« Pour moi écrire c’est exprimer ce que l’on ressent. » Alexandra, 4e4, Prévert

« Pour moi écrire c’est faire ressentir quelque chose aux lecteurs... » Noel, 3e4, Saint-Exupéry

« Pour moi écrire c’est ce moment privilégié entre les mots et moi, mes émois, ces mots en émoi, ce mal des mots, ces maux du moi… » Sarah, 3e4, Saint-Exupéry

« Pour moi écrire c’est dire des mots en regardant par une fenêtre. » Anaïs, 4e5, Collège Le Parc

« Pour moi écrire c’est se libérer, s’épanouir, s’exprimer… » Yassine, 3e4, Saint-Exupéry

« Pour moi écrire c’est attendre l’idée lumineuse, la première phrase géniale, qui donnera naissance à tout un univers. » Elisa, 4e4, Prévert

« Pour moi écrire c’est dire ce qu’il y en soi, se libérer l’esprit et arrêter d’être une éponge dans la vie. » Laurent, 3e4, Saint-Exupéry

« Pour moi écrire c’est un meurtre en série… » Carl, 4e4, Prévert

« Pour moi écrire c’est aussi se tromper, recommencer, gommer, couper, assembler... » Sarah, 3e4, Saint-Exupéry

« Pour moi écrire c’est mettre un mot sur ce que l’on pense, ce que l’on ressent, sur une émotion… » Loreleï, 3e4, Saint-Exupéry

« Pour moi écrire c’est tout simplement écrire. » Inés, 4e5, Collège Le Parc

jeudi 12 novembre 2009

L’ODYSSEE DU RER B…


Jeudi matin, c’est la journée du collège Le Parc à Aulnay Sous Bois... Le R.E.R. qui m’amène au collège, c’est la ligne B, celle qui va à l’aéroport Charles de Gaulle. Elle est remplie de voyageurs, de stewards et d’hôtesse de l’air – comme celle que j’ai prise sur cette photo. En la prenant en photo, je me rends compte que moi aussi je me prépare à partir en voyage, comme elle : se lancer dans l’écriture avec toute une classe c’est un peu un grand départ vers l’inconnu, une aventure, une odyssée…

mercredi 11 novembre 2009

LE MUR PEINT ET LA FEUILLE ECRITE


Pas mal cette peinture réalisée par les élèves sur un mur du collège, non ? Pendant qu’Annabelle me la montre, je pense tout à coup qu’une fresque, ça ouvre toujours un mur vers d’autres espaces. C’est pareil pour l’écriture : en écrivant sur le papier, on ouvre la feuille vers l’infini.

LES FEUILLES VIVANTES...


Ça me plaît beaucoup ça, d’animer mon deuxième atelier d’écriture dans un collège qui s’appelle Prévert. J’ai aussi pas mal appris en lisant Prévert dans ma jeunesse. Ce mardi, en traversant la cour de récréation, mes pieds foulent les feuilles mortes qui se ramassent à la pelle (à l’appel ?)… Et c’est alors que je vois Prévert au fond de la cour dans la personne d’un vieux monsieur en train de balayer… Troisième vision et troisième bon signe de la journée…

L'USINE AU MILIEU DE LA FORET


Après Saint-Exupéry, c’est au tour de Jacques Prévert… Pour y arriver je dois prendre un bus qui traverse Noisy-le-Grand du sud vers le nord : le trajet est magnifique. Je traverse une forêt peuplée d’usines et de dépôts en activité. Tous ces ateliers de production perdus au milieu de la forêt automnale me ramènent finalement à l’idée de l’écriture : elle aussi est une forêt dans laquelle on s’aventure à la découverte de la fabrique des mots…

mardi 10 novembre 2009

LE LABYRINTHE ET LA BIBLIOTHEQUE

J’aime beaucoup l’architecture de ce collège : c’est une espèce de labyrinthe blanc avec plein de fenêtres qui s’ouvrent sur des espaces verts… J’aime surtout la bibliothèque où l’on va travailler pendant toute l’année : la lumière magnifique, l’accueil chaleureux et puis tous ces livres…

L'AVION DU PETIT PRINCE A NOISY-LE-GRAND

Au moment où je rentrais à Saint-Exupéry, ce petit avion a survolé le collège : le bruit du moteur m’a fait lever la tête. Alors que je le regardais, je n’ai pu m’empêcher de penser à l’avion d’Antoine de Saint-Exupéry, au Petit Prince… Enfant, j’ai commencé à apprendre le français avec ce livre que j’aime beaucoup. Et ce matin, j’ai pensé la chose suivante : « Et si c’était l’avion de Saint-Exupéry ?… Et s’il continuait à voler là-haut, au-dessus de nos têtes ?… Et s’il voyageait avec le Petit Prince à ses côtés ? »… J’ai trouvé que cette deuxième « vision », c’était un autre bon signe.

GARE DE LES YVRIS NOISY-LE-GRAND

Voilà la gare du collège Saint-Exupéry à Noisy-le-Grand. J’ai été très impressionné par ce mélange de brouillard et de soleil qui m’a accueilli lorsque j’ai descendu du train. J’ai trouvé que cette vision était le signe d’un bon départ…

samedi 31 octobre 2009

ECRIRE : LE VOYAGE


« Voyager c’est bien utile, ça fait travailler l’imagination… Notre voyage à nous est entièrement imaginaire… Hommes, bêtes, villes et choses, tout est imaginé… Il suffit de fermer les yeux… »

Céline